Elle a peur de vivre, fuit le bonheur pour préférer se détruire avec son amie la mélancolie. L'amour jusqu'ici est son pire ennemie, elle le déteste du plus profond de son être, car son ennemi l'amour engendre toujours un peu de souffrance. Mais dans le fond, elle aimerait devenir son amie, pouvoir le chérir, mais il ne veut jamais d'elle; et cette souffrance qu'elle traine chaque jour dans ces rues, d'un air blasé, elle aimerait sans débarasser, mais elle n'a plus la force de se battre. Elle l'a bien compris, la vie c'est comme être sur un ring si tu ne te bats pas, tu perds le combat. Mais parfois on est épuiser de se battre et on lâche prise. Elle ne va pas bien, mais elle préfère se taire. Les gens la jugent beaucoup trop, alors qu'ils ne savent pas, ce qu'il se trame dans son coeur, et dans sa tête. " Tu t'inventes des soucis; Il y a pire comme vie ", elle l'entend sans cesse comme une chanson qui vient la titiller, mais elle n'y peux rien, elle s'en veut tellement de ne pas pouvoir sourire à la vie mais elle n'y arrive plus. Elle a perdu le contrôle des choses. Elle est perdue. Personne ne peut l'aider, sauf lui. Mais il la laisser au bord de la route, cette route qui aurait pu la mener vers le bonheur. Il la laissé seul dans ce trou noir, où ce mal la guette. Elle veut prendre le dessus sur cette fragilité, mais cette fragilité a décidé de rester là, de la narguer et de lui dire qu'elle restera à jamais présente. Alors, laisse moi me faire du mal, prendre ces dernières pillules, tirer ces dernières taffes et boire ces dernièrs verres en ton honneur et je ferais semblant d'aimer la vie.


